L’électromobilité progresse en France, mais à un rythme différent. Fin 2024, la France comptait 1 336 106 véhicules 100% électriques en circulation, contre 1 018 605 à la fin de 2023. A première vue, cette augmentation de 320 000 unités marque une progression notable, mais la réalité est plus contrastée : le nombre d’immatriculations de véhicules électriques a baissé de 3,35% en un an. La tendance reste positive, mais la croissance ralentit.
L’évolution du marché est marquée par une maturité croissante et une adoption plus mesurée.
L’un des indicateurs clés de la mobilité électrique est le développement des infrastructures de recharge. En 2024, la France a atteint un total de 2 218 348 points de recharge pour véhicules électriques, dont 154 694 points publics. Ces derniers représentent environ 15% des recharges effectuées sur le territoire.
L’année 2024 a été marquée par une progression accrue des installations de bornes publiques : leur nombre a augmenté de 2,2%, une progression supérieure à celle enregistrée en 2023. Avec 48 247 stations de recharge publiques à travers le pays, la moyenne est d’environ 8,6 véhicules électriques par point de charge public. Cet écart favorable témoigne de l’effort continu pour anticiper la demande.
Concernant la recharge privée, l’AFOR (Association Française des Opérateurs de Recharge), présidée par Patrick Kic, a publié un rapport sur la recharge en copropriété au dernier trimestre 2024. Au total, 32 468 immeubles de copropriété ont été équipés d’une IRVE (infrastructure de recharge pour véhicules électriques).
Plus d’information sur l’observatoire de la recharge en copropriété.
Les bornes de recharge rapide (150kW ou plus) sont un atout majeur pour les conducteurs électriques. La France en compte aujourd’hui 16 556, permettant des recharges en 15 à 30 minutes selon la capacité de la batterie du véhicule. En décembre 2024, chaque borne publique a enregistré en moyenne 26 recharges par mois, soit environ 500 kWh consommés. Cette fréquence accrue reflète à la fois une utilisation plus intensive et une efficacité en hausse.
Malgré une utilisation accrue, les taux de disponibilité restent élevés : 93 % pour les bornes AC et 95 % pour les bornes DC de plus de 150 kW. Ces chiffres prouvent que les infrastructures sont prêtes à soutenir la croissance future.
Trois tendances se dessinent :
Ces évolutions montrent une convergence vers un modèle plus équilibré. Le ralentissement des immatriculations pourrait être interprété comme un signe que le marché atteint un point de maturité. Pendant ce temps, le réseau de recharge poursuit son expansion pour répondre aux besoins croissants.
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Si la mobilité électrique progresse, certains freins subsistent. La baisse des immatriculations peut interroger sur les motivations des consommateurs : prix d’achat élevé, autonomie limitée pour certains modèles, ou encore l’offre de véhicules d’occasion insuffisante.
Par ailleurs, bien que les bornes de recharge soient en expansion, leur répartition reste inégale. Les grandes agglomérations bénéficient d’équipements modernes et nombreux, mais certaines zones rurales souffrent encore d’un manque d’infrastructures, bien que des opérateurs comme WAAT offrent un maillage national permettant d’installer des bornes dans toutes la France.
Pour répondre aux défis environnementaux, l’électromobilité ne doit pas être la seule solution. La marche, le vélo ou les transports en commun restent des moyens efficaces et durables de réduire notre empreinte carbone. En complément, l’énergie verte, l’économie circulaire et la sobriété énergétique doivent devenir des priorités collectives.
La mobilité électrique en 2024 présente un bilan mitigé mais prometteur. Si la croissance des immatriculations ralentit, l’expansion des infrastructures de recharge et leur utilisation accrue sont des signes évidents de progrès. Avec des efforts coordonnés entre acteurs privés, publics et citoyens, l’électromobilité peut continuer à progresser tout en s’intégrant dans une vision globale de mobilité durable.